samedi 24 avril 2010

Saint Georges/Sîngiorz



L’an dernier le 23 avril j’écrivais ceci:

À Arieşeni, à la Saint Georges, on arrose les jeunes filles. L’endroit de rencontre où cette tradition peut se dérouler le mieux c’est l’école. J’ajouterais maintenant, que cet arrosage est à l’origine, un rit du printemps qui vise la fertilité de la terre, les jeunes d’aujourd’hui n’ont aucune idée de cette interprétation, ni les enseignants d’ailleurs, peut-être celui de roumain. Mais il serait intéressant d’apprendre comment font les parents pour transmettre cette tradition, alors qu’à l’école on essaie depuis toujours de les empêcher. Chaque année, ce jour, les garçons, les plus grands que les plus petits, arrivent à l’école avec l’intention précise de tremper les filles. Ils les attrapent et vont à la rivière, ou aux cuvettes du hall de l’école. Les uns arrivent le matin, armés de flacons avec le bouchon percé comme un arroisoir. Pendant les récrés il y a une vraie chasse aux filles: les unes s’amusent enchantées qu’elles ont, d’une façon, un...rôle dans cette histoire, les autres se défendent, crient, vont dans la salle des profs en cherchant la justice. Des pleurs, de l’eau partout. Les profs ont peur des accidents. Aujourd’hui, par exemple il faisait 5 ou 6 degrés au dessus du zéro (- 2 ou –3 pendant la nuit)ce n’était pas commode de passer la journée en vêtements trempés, on pourrait prendre froid. C’est une journée très, très animée...
 Este traducerea textului de anul trecut cu unele adaosuri.

Une légende charmante

Le 23 avril 2010

Pour les bergers roumains et pour tous les éleveurs de moutons, l’année pastorale est divisée en deux le 23 avril, par la Sait Georges, une fête réligieuse que plusieurs églises chrétiennes connaîssent et respectent et la Saint Démetrios en octobre. La fête du Saint Georges s’appelle à la campagne roumaine “Sîngiorz” et on dit que c’est la tête du printemps. Saint Georges chasse le froid et ramène la chaleur et il est le patron des champs. Dès qu’il fait un tour de la terre à cheval l’herbe verdit, la forêt se couvre de feuilles et le printemps arrive dans toute sa splendeur. Quand c’est le Saint Démetrios qui court en chevauchant autour de la terre les feuilles des arbres tombent et l’hiver est vraiment très près. Entre ces deux saints il y a, on dit, un pact: si le 23 avril la forêt n’est pas feuillée alors Saint Demetrios tue Saint Georges. La même chose va arriver au Saint Demetrios si le 26 octobre il y a encore des feuilles sur les arbres.

Cette légende me paraît vraiment charmante. 
         
         " Doar cîteva zile ne mai despart de mijlocul anului pastoral, împărţit în două de Sfîntul Gheorghe, cunoscut în popor drept Sîngiorz, şi Sfîntul Dumitru, căruia i se mai spune şi Sîmedru. Sfîntul Gheorghe, prăznuit în fiecare an pe 23 aprilie, este capul primăverii. El alungă frigul, aduce căldura şi este sfîntul cel mai mare peste cîmpuri. Se spune că iarba înverzeşte, codrul înfrunzeşte şi vine primăvara imediat ce aleargă Sfîntul Gheorghe cu calul său împrejurul pămîntului. Iar cînd aleargă Sfîntul Dumitru, frunzele cad şi iarna stă să-şi arunce primul omăt. Între ei ar exista şi un legămînt pe viaţă şi pe moarte: dacă pădurea nu este înfrunzită pe 23 aprilie, Sîmedru îl omoară pe Sîngiorz. La fel va păţi şi Sîmedru dacă de ziua lui (26 decembrie) Sîngiorz va găsi frunze pe arbori." Maura Anghel, 18 aprilie 2006, Ev.zilei/internet

Le costume

Le 22 avril 2010

Jeudi. Les danseurs d’Arieşeni, vont participer à un concours de danses folkloriques roumaines, un concours écolier, bien entendu, à Alba Iulia. Ils ont besoin d’une description du costume qu’ils portent, donc Olga est venue chez moi et insiste depuis mardi de lui donner un coup de main. Vraiment, je n’avais pas du tout envie de le faire, mais j’ai dit que, cette fois, ça va, je le ferais et j’ai perdu toute la journée avec l’actualisation de mes connaissances d’étnographie et surtout du vocabulaire.

Joi. Dansatorii din Arieşeni vor merge la un conscurs şcolar, se-nţelege, la Alba-Iulia. Au nevoie de descrierea costumului pe care ei îl poartă aşa că Olga a venit să mă roage să o ajut, dar nu o dată, de marţi mă tot bate la cap. Chiar nu am chef s-o fac, dar am zis, “hai s-o fac şi pe asta”, deşi nu-i chiar simplu, a trebuit sa-mi reactualizez vocabularul si cunoştinţele de etnografie. Mi-am pierdut toată ziua cu chestia asta.

( photo:Liviu Maghiar )

mercredi 21 avril 2010

Pluie à la fin




Le 21 avril 2010

Mercredi. Une bonne journée pour travailler dans le jardin. Bon, je n’ai pas tout à fait un jardin, mais il y a du travail. J’aime faire toute seule mon jardin qui doit avoir pendant quelques mois, l’air un peu sauvage, sans ligne précise, sans style...Il y a trop de pissenlit. C’est une plante merveilleuse, mais envahissante.
Vers le soir je suis entrée à cause de la pluie, c’est pour ça que je disais tout à l’heure que la journée a été bonne. Avec cette petite pluie elle a été merveilleuse.

Miercuri. A fost o zi bună de grădinărit. Bine, eu n-am chiar o grădină, dar e de lucru. Îmi place să mă ocup singură, aleea mea trebuie să pară timp de cîteva luni sălbatică, fără un stil anume, dar plină de surprize şi cît de cît îngrijită. Este prea multă păpădie. Este o plantă minunată dar invadatoare.
Către seară am intrat, începuse să plouă, de aceea ziceam că fusese o zi bună de lucru, acum că plouă, pot spune că a fost excelentă. 

Jardinage


Le 20 avril 2010

Mardi. Il a continué de pleuvoir et le moment où il s’est arêté j’ai fait encore un trou pour planter mes rosiers. Liviu a fait hier les autres deux. Ce soir j’ai fini avec les plantes achetés dimanche, je leur ai trouvé la place dans mon allée et dans des pots. J’ai beaucoup de travail encore, mais c’est agréable.
Et je lis encore.

Marţi. A continuat să plouă şi în momentul în care s-a oprit, am făcut încă o groapă pentru trandafirii mei, pe celelalte două le-a făcut Liviu ieri, tot aşa într-un moment de acalmie. În seara asta am terminat cu plantele cumpărate duminică, le-am găsit loc pe alee şi în ghivece. Mai am încă mult de lucru, dar e plăcut.
Si citesc în continuare.

lundi 19 avril 2010

Invasion

Le 19 avril 2010
Lundi. Je me suis couchée tard. Mes yeux se sont fermés pendant que je lisais la Guerre des mondes, je venais de lire l’intrigue du roman , une invasion de la terre, non, pour le moment il s’agîssait de l‘invasion d’un village, par des créatures qui venaient de la planète Mars, qui étaient des monstres. Et j’habitais dans la chambre de La Dilligence aux Chevaux, dont Mme Hall avait louée à l’homme invisible qui était fou et en plus suivi par des Martiens. Je voulais descendre de ma chambre quand j’ai entendu du bruit et j’ai compris que la propriétaire avait donné la même chambre à cet étrange personnage toujours en colère contre les gens. Enfin, je ne pouvais plus récupérer mon argent, je ne pouvais plus partir car il n’y avait pas d’autre moyen de transport que le lendemain, il n’y avait non plus autre auberge dans le village et j’étais en panique. Il pleuvait si fort, j’entendais  l’eau qui coulait du ciel ou peut-être de Mars et un bruit bizarre comme quelqu’un qui frappait à la porte, pas à la porte mais dans mon cerveau et c’était si insupportable que j’ai voulu courir pour ne plus l’entendre et je suis tombée dans le vide. Un sursaut et je me suis réveillée. Ah, ce n’était qu’un cauchemar, il était 7h30, Liviu se rasait et faisait du bruit avec le rasoir au bord de la cuvette... Mon Dieu! Pas d’homme invisible, pas de Martiens, mais dehors il pleuvait doucement.

Luni. M-am culcat tîrziu. Ochii mi s-au închis în timp ce citeam Războiul lumilor, tocmai citisem intriga romanului, o invazie a Terrei, nu, deocamdată doar a unui sat, de către nişte creaturi care veneau de pe planeta Marte, erau nişte monştri cu tentacule, urîţi, mari şi răi. Eu locuiam într-o cameră de la Poştalionul cu cai, pe care doamna Hall o închiriase şi Omului invizibil, un nebun, pe care il mai urmăreau şi marţienii. Am înţeles asta pe cînd coboram scările: proprietara închiriase aceeaşi camera, singura pe care o avea de altfel, şi acestui personaj veşnic furios pe ceilalţi oameni. În fine îngrijorarea mea era tot mai mare pentru că nici nu-mi mai puteam recupera banii, nici nu puteam pleca neavînd mijloc de transport decît adoua zi, iar alt han nu exista. Mai şi ploua, şi încă aşa de tare că se auzea apa cum curge din cer sau poate chiar de pe Marte, şi auzeam un zgomot ca atunci cînd cineva bate în uşă discret dar insistent, sau poate că bătea chiar în creierul meu ceea ce era atît de insuportabil, încît am dat să fug cuprinsă din ce în ce mai tare de panică, m-am împiedicat şi am alunecat în gol. O tresărire puternică şi m-am trezit. Ah, nu fusese, decît un coşmar, era ora 730, Liviu se bărbierea în baie şi din cînd în cînd lovea aparatul de ras de marginea chiuvetei. Dumnezeule, Doamne! Nici vorbă de om invizibil, nici vorbă de marţieni, dar afară ploua încetişor.

dimanche 18 avril 2010

Au marché





Le 18 avril 2010

Dimanche. On a passé le week-end avec notre fils.
Au marché d’Arieşeni il y a eu des fleuristes pour la première fois cette année. J’ai acheté des paquerettes et de petits oeillets et des rosiers. Demain j’aurai du travail.

La fin de l’après-midi et le soir devant la télé en regardant des images de l’enterrement polonais et apprennant les problèmes des compagnies aéronautiques qui ont enrégistrés des pertes financières à cause du nuage de poussière volcanique.

Duminică. Am petrecut acest week-end cu fiul nostru.
La piaţa din Arieşeni au fost flori pentru prima dată în acest an. Am cumpărat şi eu nişte părăluţe, garofiţe şi trandafiri. Răsaduri.

Sfîrşitul după-amiezei şi seara, în faţa televizorului, ne-am uitat la imagini cu înmormîntare poloneză şi am aflat ce probleme financiare au companiile aeronautice din cauza norului de praf 

Visites

8 mai 2026    7 mai 2026 Jeudi. Ce mois d'avril-mai on a été   vizité par les „enfants” le grand, 4 jours: il a passé du temps avec ...